Exumas: Exuma Kitesurfing

Exuma Kitesurfing, Great Exuma Island
23.68617°N 075.97794° O

Chose promise, chose due. C'était le temps du retour à l'école pour Michel! Nous avions acheté l’équipement de kitesurfing en juin 2012 en prévision de notre départ avec Olive (notre voilier précédent). Depuis, les sacs, harnais, planche et autres babioles ont principalement amassé la poussière; le temps nous ayant manqué pour faire nos cours au Lac Champlain. Dommage quand on pense qu’il y avait un endroit parfait à deux minutes de la maison pour pratiquer une fois les cours complétés. Mais les choses étant ce quelles sont, nous aurons eu besoin de dix-huit mois, pour finalement voir les kites sortir de leurs sacs et Michel se mouiller le gros orteil.

Nous avons donc pris la route du nord, le 12 janvier, et sommes allés nous installer à une vingtaine de milles de Gergetown devant l’école Exuma Kitesurfing.

Malheureusement, ce qui est un bon emplacement pour le kite l’est beaucoup moins pour un voilier de la taille de M. Nos choix étaient donc assez limités en terme de profondeur et de protection. Nous avons finalement élu domicile à l’ouest de White Bay Cay en nous assurant d’arriver avec la marée haute. Avec un mouillage assez mal protégé de la houle et du vent, accompagnés par le passage de deux fronts froids, ce fut une semaine mouvementée à bord. Si nous considérions sérieusement l'achat d'un dériveur intégral comme prochain bateau, cette semaine aura confirmé notre choix. Comme nous aurions voulu pouvoir nous approcher de la plage pour nous mettre à l'abri.

Après une première nuit interminable de vagues croisées et de vent contraire, nous avons essayé d’attacher une amarre à la chaine d’ancre et de la ramener au winch à l’arrière du bateau pour forcer l’étrave dans la vague. Mais dès que Michel a quitté le bateau pour son cours, et comme à chaque fois que nous essayons la manœuvre, M s’est dandinée sur sa chaine et s’est retrouvée avec l’amarre prise sous la quille. Après trois fois à tout défaire et tout réinstaller, j’ai abandonné. J’ai détaché l’amarre, laissé M se placer comme elle le voulait bien et je me suis fait brassé en attendant que Michel revienne de son premier cours. J’étais déterminée à déménager, mais où? Il n'y avait nulle part où aller.

Devant la perspective de passer une semaine à écouter les pots se promener dans les armoires et à regarder la mer et le ciel passer aux cinq secondes par le hublot de la coque, j'étais un peu découragée. Mais pas question de repousser le cours, nous étions sur place et depuis le temps que Michel attendait ce moment, ce n'était pas un peu, bon pas mal, de houle qui allait changer nos plans. Finalement, la solution nous est venue lundi en après-midi: "Si on mettait une deuxième ancre sur l’arrière du bateau?". Cette fois, que ça lui plaise ou non, M n’aurait plus nulle part où aller… l'ancre forçant l'arrière du bateau contre le vent et nous permettant de bien aligner la coque avec les vagues. Après plusieurs essais et beaucoup d’aller-retours avec le dinghy, nous avons réussi à stabiliser le bateau. Nous aurions pu découvrir le feu que nous n’en n’aurions pas été plus fier.

Les drapeaux n'ont pas apprécié le passage de deux fronts dans la même semaine...
Mais un peu de couture dans la vague et tadam!
Si quelqu’un avait jamais l’étrange idée de venir s'ancrer près de White Bay Cay pour le plaisir, ne manquez pas le Shoreline Beach Club. Il s’agit en fait d’un tout petit resto avec quelques chaises de plage, mais Violet la propriétaire est vraiment sympathique. La friture des cracked conches était légère et croustillante, un gros changement de tout ce que nous avions mangé jusqu’à présent, et les Pina Coladas sont énormes. Lorsque nous lui avons demandé s’il y avait une épicerie en ville, elle nous a informé que le mail boat n’était pas passé et qu’il ne restait plus rien sur les tablettes. Sa sœur nous a alors proposé d’arrêter à l’épicerie près de l’aéroport en finissant de travailler. Nous n’avions qu’à lui faire une liste! Comme nous avions encore assez de réserves nous avons décliné, mais c’était franchement gentil de sa part.

Shoreline Beach Club
Shoreline Beach Club. M est tout au fond sur la gauche dans l'eau "profonde", soit 6 pieds à marée basse.
Shoreline Beach Club
Michel a eu une excellente semaine de cours avec Gary, le propriétaire d’Exuma Kitesurfing, et, avec un peu de pratique de son côté, il devrait être en mesure de me montrer tout ça bientôt. Disons que pour des considérations économiques, nous en sommes venus à la conclusion que ce serait plus efficace qu’il prenne le cours et qu’il m’enseigne ensuite.

Retour à l'école pour Michel! Première journée de cours.
Quand même mieux que sur un lac gelé!
Enfin l'aile est sortie du sac!
Un peu de pratique sans la planche
Puis avec la planche, qui est partie à la dérive.
À marée basse, il est possible de marcher jusqu'aux deux ilôts au loin.
Michel a aussi passé la semaine à comploter l’embarquement d’une adorable petite chienne rencontrée sur la plage. Elle habitait pour l’instant sur le balcon chez Gary, mais n’avait pas encore de domicile fixe. Nous en sommes toutefois venus à la conclusion qu’elle serait certainement malheureuse sur un voilier, elle qui est habituée à courir où bon lui semble.

Nous lui aurions bien trafiqué un passeport canadien!
Pendant que Michel faisait ses cours, nous apprenions à rapporter le bâton...
Water start!
Phteven (trop long à expliquer) qui regarde Michel se pratiquer. Plus facile que de rapporter le bâton!
En quittant Rolleville, après une semaine, je n’avais finalement plus aucun de mes symptômes habituels et même si la vague était sérieusement formée dans le sound, j’étais finalement libérée du mal de mer. Je ne sais pas si j’aurai besoin d’une semaine à chaque fois pour m’amariner, mais chapeau à tous ceux qui m’ont dit que je devais simplement attendre que ça passe, vous aviez raison!

Retour vers Georgetown avant le prochain front...

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