La mer à boire

Après plusieurs semaines à essayer de fixer un rendez-vous entre Vero Beach et Miami, nous avons finalement rencontré le spécialiste pour notre désalinisateur aujourd’hui. C’est lui qui nous avait proposé No Name Harbour comme point de rencontre il y a un peu plus de trois semaines. Nous ne pensions pas vraiment descendre aussi au sud, mais nous nous étions dit que nous essayerons de trouver un endroit en chemin qui fonctionnerait pour tout le monde. Finalement, devant son horaire un peu fou (dur dur d’être populaire), nous nous sommes déplacés pour venir le rejoindre. Nous ne regrettons pas du tout cette modification à l’itinéraire. Jonathan, ou JT comme il aime se faire appeler, a passé plusieurs heures avec nous à tout vérifier, à nous expliquer le fonctionnement du système, sa mise en service et son entretien. Nous comprenons maintenant pourquoi tout le monde se l’arrache, c’est une perle!

Cet après-midi a mis fin à onze mois de questionnement à savoir si le monstre qui habite sous les banquettes du carré fonctionnait ou non. Notre surveyor n’ayant aucune connaissance de la chose et aucune intention de le mettre en service, nous avions du prendre la parole du propriétaire précédent pour une pièce d’équipement qui, une fois installée, coûte le prix d’une voiture sous-compacte. La prochaine fois, nous ferons appel à un spécialiste indépendant. Il y a des risques qui ne se prennent qu’une seule fois.

Heureusement pour nous, il semble y avoir un ange pour les innocents, car notre monstre fonctionne à merveille et est même plus silencieux qu’il ne le laissait croire. Pour reprendre la métaphore de JT, acheter un bateau avec un désalinisateur, c’est un peu comme acheter un billet de loterie. Pour chaque étape de la mise en service de franchie, c’est un numéro de plus sur le billet. De son expérience, deux billets sur dix sont gagnants, les huit autres exigent des réparations substantielles. Nous avons eu le billet gagnant aujourd’hui! Mises à part deux petites fuites que nous colmaterons demain, et malgré son âge respectable et les derniers dix-huit mois d’entreposage, notre désalinisateur fonctionne comme un neuf. Nous avons donc officiellement notre usine de filtration à bord et elle fait du bon boulot. Notre premier test de la qualité de l’eau nous donnait 124 ppm (jusqu’à 750 ppm, même 1000, l’eau est parfaitement potable) et nous avons atteint 14 gallons à l’heure comme rythme de production! Je crois que c’est ça le bonheur! L’indépendance complète et la possibilité de prendre une douche de plus d’une minute. C’est fou comme habiter sur un bateau change la perspective et l’appréciation de choses que nous prenons pour acquis.

Seule déception, et c’est notre erreur, nous n’avons pas ajouté d’eau dans les réservoirs en faisant le plein de diesel hier. Novices que nous sommes, nous pensions que l’eau ici serait parfaite pour produire les soixante gallons dont nous avions besoin, tous les commentaires en ligne ventant la clarté de l’eau. L’eau est belle c’est vrai, mais pour se baigner pas pour produire de l’eau potable pendant quatre heures. Nous devrons donc attendre d’arriver aux Bahamas. Heureusement, il nous reste encore de quoi faire pour une semaine… On apprend tous les jours.

Voici la section pressurisée du désalinisateur, les autres sections avec les pompes et les filtres sont situées dans le dossier de la banquette et sous le siège en haut à droite. Incapable de tout cadrer avec la table.
Le désalinisateur maintenant en fonction et en attente de son prochain nettoyage. Et oui, il est auto-nettoyant!
Le tableau permet également d'afficher le débit de production, la pureté de l'eau, l'état des filtres, etc.
Un pélican brun qui espérait bien que nous aurions quelque chose à lui donner pour déjeuner ce matin.
Définitivement son meilleur profil.

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