Alice Town, Bimini

Encore toute une épreuve pour prendre un abonnement Internet pour le iPad… Nous avons fait quatre aller-retours chez BTC (la compagnie téléphonique qui a le monopole aux Bahamas) depuis mercredi pour finalement réussir à obtenir notre nouvelle carte SIM cet après-midi. Seulement, le iPad affiche toujours « réseau indisp. »… Au moins, le plus difficile semble être derrière nous. Il ne reste qu’à attendre que quelqu’un à Nassau veuille bien activer notre compte. Nous devrions quitter la marina demain donc il est possible que nous soyons sans connexion jusqu’à ce que nous arrivions dans les Berries (72NM à l'est de Bimini) lundi ou mardi et que nous trouvions la boutique BTC là bas. Nous nous croisons les doigts pour que notre compte soit activé durant le weekend, mais nous en serions assez surpris.

Entre temps, voici quelques photos de Bimini. J’ai gardé seulement les plus belles et les plus paradisiaques, la vraie vie ici est pas mal moins enchanteresse. Eh bien voilà, je me prends à faire de la censure! L’endroit est magnifique, mais il y a des poubelles un peu partout : le long de la route, sous les buissons, dans la mer du côté est de l’ile. Certaines maisons à Alice Town ont sérieusement besoin d’entretien, d’autres sont abandonnées. Il y a des carcasses de voiturettes de golf un peu partout en ville. Juste devant la marina, il y a même les ruines du Compleat Angler Hotel incendié en 2006 et probablement dans le même état qu’au lendemain de l’incendie. Personne ne semble s’inquiéter de la reconstruction d’un établissement qu’Ernest Hemingway fréquentait régulièrement et qui, il me semble, devrait être un attrait touristique certain pour l’ile. Je ne sais pas si c’est la basse saison qui donne des allures d’une époque révolue à l’ile, mais c’est bien tristounet ici. Pourtant, la plupart des gens que nous croisons ne semblent pas du tout s’en faire et sont plutôt sympathiques et de bonne humeur, sauf lorsqu’ils sont au volant de leur voitures!

Le partage de la route entre les automobilistes et les piétons est assez chaotique et généralement en faveur de la machine. Ici, pas de priorité aux piétons et pas question de s’écarter de son chemin parce que quelqu’un marche au bord de la route. On se croirait presqu’à la maison!

Florida Straight, côté ouest de l'ile
Florida Straight, côté ouest de l'ile
CJs Deli reconnu pour ses conch fritters. À elle seule, la bombonne de propane vaut le détour... la chose orange sur la droite.
Un autre pélican brun. Ils sont partout et tellement mignons.
Sinon, la mer est toujours aussi belle et turquoise, même si les forts vents d’aujourd’hui ont rendu l’eau un peu trouble. Nous commençons à comprendre à quoi ressemble un front froid aux Bahamas : il vente; et il vente; et il vente. Mais c’est bien, ça permet de prendre une pause du soleil et de la chaleur. C’est que nous ne sommes pas encore habitués à autant de soleil et que je travaille très fort pour éviter mon premier sérieux coup de soleil, qui ne saurait tarder d’ailleurs. Je sais que je ne ferai pas pleurer personne au Québec ce soir; dites-vous que si nous pouvions vous envoyer un peu de chaleur, ça nous ferait plaisir de partager avec vous.

Hier, la mer ressemblait à une piscine. Il y a huit pieds d'eau ici et on voit tous les détails du fond!
La visibilité est incroyable.
Oui, oui, M a une mini-moustache qu'il faudra nettoyer. Mais regarder l'eau quand même!
Lors de la traversée, nous avons eu la chance d’observer des poissons volants en action. Je dois dire que nous avons été impressionnés par la façon dont ces poissons réussissent à se déplacer sur de longues distances. Nous pensions qu’un poisson-volant qui faisait quelques mètres était fantastique; nous n’avions rien vu. Au début, nous étions même certains que c’étaient des oiseaux qui planaient au raz des vagues. Michel m’a donc demandé de laisser la BBC vous montrer de quoi ces poissons sont capables, notre caméra n'ayant aucune chance de capturer leurs prouesses.


Ah! Nous avons mangé nos premières langoustes. Elles nous ont été livrées directement au bateau par une dame de l’endroit. Même pas besoin de se mouiller le gros orteil. Nous n’en ferons pas une habitude, mais en attendant de pouvoir aller en pêcher nous-mêmes, c’est franchement agréable la livraison à domicile!

Langoustes fraiches et riz au coco. Mium!

Comments

Popular Posts