Le nord de la Floride

C’est en quittant Jacksonville ce matin que nous avons réalisé à quel point nous étions bien protégés du vent par les immeubles du centre-ville. Les derniers jours ont été tout à fait calmes au quai, alors que quelques minutes après être partis ce matin, nous étions complètement exposés à une bonne vingtaine de nœuds de vent du nord-est. Nous ne regrettons pas du tout d’avoir fait le détour.

Nos meilleurs souvenirs de Jacksonville seront les retrouvailles avec Océane et Croix du Sud, que nous n’avions pas vu depuis le Lac Champlain, au mois d’août. Sinon, la ville est impeccable et moderne, mais malheureusement stérile et sans âme. Quelqu’un a mis beaucoup d’effort pour intégrer l’architecture, aménager les trottoirs et les ronds points, intégrer des sculptures à l’aménagement paysager, construire des fontaines, mettre en valeur les arbres et les ponts avec des jeux de lumières assez réussis; mais malgré tout, Jacksonville donne l’impression d’être une ville fantôme. Nous avons visité un peu, mais il n’y a que des immeubles; pas de commerce et pas de bistro au niveau de la rue. Seulement des sièges sociaux et des employés de bureaux qui prennent un peu d’exercice durant l’heure du lunch.

Le quartier près de l’épicerie était un peu plus chaleureux, mais toujours cette impression que personne n’y habite vraiment. Par contre, quelle épicerie! Enfin des fruits et légumes dignes de ce nom. Le fait que les tomates proviennent de l’Ontario est une grande énigme, mais qu’importe, au moins tout était frais! Comme nous prenions pour acquis nos belles épiceries de Montréal et leur vaste sélection de produits internationaux avant de débarquer aux États-Unis. Maintenant, du riz basmati et des tomates qui goutent quelque chose; c'est le bonheur.

Friendship Fountain sur fond de musique patriotique en boucle.
Jacksonville Landing
Friendship Fountain et sièges sociaux
Jacksonville Landing
Jacksonville Landing et le Pont John Alstop
John Alstop Lift Bridge


5 à 7 à 11... belle soirée bien arrosée.
Nous avons donc repris la route ce matin, direction St-Augustine. Nous sommes arrêtés une dizaine de milles au nord de la ville, derrière Pine Island. Encore une fois, nous sommes entourés de marais! Ce que nous trouvons le plus dur depuis notre arrivée en Floride, c’est que géographiquement nous y sommes enfin : le dernier état américain avant de traverser aux Bahamas, mais dans les faits, nous avons l’impression d’être pris dans un automne perpétuel bien plus au nord. Les nuits sont froides, le vent est glacial et le paysage… bof. Dison que le nord de la Floride est un peu moche. Des usines, des autoroutes, des marais, quelques arbres, de grosses maisons, plus d’autoroutes et de l’eau brune. Présentement, il est assez difficile de croire que Florida, traduit de l’espagnol, veut dire quelque chose dans les lignes de : « endroit fleuri » ou « terre des fleurs ». Monsieur Ponce de Leon n’est clairement pas arrivé ici en Novembre avec sa doudoune en duvet et ses mitaines, contrairement à nous!

Un peu de voile sur l'ICW aujourd'hui. Youppi!

Océane

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