Solomons Island et Great Wicomico River

En différé; pas de réseau ni d’Internet à notre arrivée en Virginie.

Après une superbe navigation de dix heures mardi au départ de St-Michaels, dont huit sous spi, nous sommes arrivés à Solomons Island dans le brouillard, juste avant la noirceur. Nous y avons rejoins Léane et New Liverpool II déjà mouillés dans Mill Creek. Nous avions l’intention d’aller visiter le Calvert Maritime Museum le lendemain, mais avec un peu de recherche nous en avons conclu que ce serait une répétition de St-Michaels, le charme en moins.

On ne l'aura pas apporté pour rien!
Approche vers Solomons Island
Solomons City Dock. Pumpouts et eau potable gratuits. Nous n'avons pas pris le risque de nous y amarrer. L'espace est assez limité entre le quai et les piliers.
C’est donc parmi une procession d’une douzaine de bateaux que nous avons quitté Solomons Island, mercredi matin, évitant les crab pots en file indienne jusqu’à l’embouchure de la Patuxent River; pour finalement reprendre la direction du sud sur la Baie de Chesapeake. Les bernaches qui étaient sur la rive devaient bien se demander ce que nous faisions tous là à naviguer en formation. Désolée mesdames, depuis ce matin, vous n’avez plus l’exclusivité, nous aussi avons rejoins la grande migration. C’était d’ailleurs évident hier soir en arrivant à notre mouillage de Mill Creek (et oui une autre, c’est comme les rues de l’Église chez nous!) dans Great Wicomico River où tous les bateaux s’étaient à nouveau regroupés pour la nuit. Les bernaches aussi d’ailleurs.

New Liverpool II à la sortie de Patuxent River
Nous aurons finalement parcouru la distance entre Solomons et Wicomico River à moteur, le vent ne souhaitant pas faire partie de l’aventure. Notre anémomètre a aussi décidé de s’absenter pour la journée et ce n’est qu’à notre arrivée à Ingram Bay, à environ trois miles de notre mouillage, qu’il a décidé de reprendre du service. Il semblerait que nous ayons une araignée très déterminée qui habite en haut du mât… Il ne nous reste plus qu'à espérer qu’elle ne s’installe pas trop confortablement là haut. Pas de problème avec les hauteurs, mais je n’ai pas trop le goût d’aller rencontrer l’auteure de toiles aussi solides avec aussi peu de distance entre elle et moi.

Bel après-midi ensoleillé pour notre arrivée dans Ingram Bay
Une fois le soleil bien installé, j’en ai profité pour faire un peu de lavage… encore. Après la semaine de pluie que nous avons eue, le dessous du matelas commençait à cultiver de la moisissure. Nous avions fait bien attention de sélectionner un matelas en latex et non en mousse pour justement éviter les problèmes liés à l'humidité. Malheureusement, nous n’avions pas pensé à la composition de la housse… C’est immanquable, il y a toujours un petit détail qui nous échappe mais qui peut causer de sérieux problèmes. Dans le cas présent, le coton supporte très mal l’humidité. Nous aurions du y penser. Un peu d’eau de Javel et une laveuse bien chaude devraient régler le problème, mais entre temps mes efforts avec une brosse à plancher et du savon n’auront pas fait grand chose. Je ne sais pas comment ça se passe sur les autres bateaux; mais en réduisant notre superficie habitable de plus de 80%, je m’attendais à ce que le ménage diminue en conséquence. Il me semble qu’à l’inverse, le temps que je lui consacre a augmenté de façon exponentielle.

Notre matelas en latex de chez IKEA (photo du mois du juin)
Que nous avons coupé pour épouser la forme du lit. (photo du mois de juin)
Pour ensuite découdre la housse, la tailler et la recoudre. (photo du mois de juin)
Pour finalement la regarder moisir après une semaine de pluie... Heureusement le latex n'est pas affecté.
Panique à bord en arrivant dans notre mouillage de Mill Creek! Bon pas vraiment, mais j’ai certainement rebaptisé le téléphone une centaine de fois en moins de quinze minutes… Notre fantastique téléphone Virgin n’avait ni réseau, ni Internet et refusait de charger sa batterie qu’il maintenait entre 0 et 3 pourcent de charge. Il est passé à deux doigts d’apprendre à nager. Le problème n’est pas tant le téléphone, mais la raison principale pour laquelle nous l’avons à bord; soit appeler les douaniers à chaque changement d’état. De façon générale, j’ai toujours eu quelqu’un de sympathique et de compréhensif à l’autre bout du fil, mais cela n’a pas été le cas pour tous les équipages cette année. Certains se sont même retrouvés avec des avertissements écrits. L’étape suivante : une amande de 5 000$! Dire que le plupart des snowbirds canadiens passent la frontière avec un véhicule récréatif de 52 pieds et n’ont plus jamais à se rapporter pour les six mois qu’ils passent sur les routes américaines. C’est à n’y rien comprendre!

Le téléphone a été sauvé de la noyade in extrémis par l’équipage de Léane qui nous a très gentiment prêté leur iPad, connecté avec AT&T. Nous avons pu ainsi rejoindre les douaniers par Skype. Merci! Leur connexion Internet avec AT&T était assez rapide pour utiliser Skype, et de notre côté, nous n'avions même pas de réseau cellulaire… Nous n’avons franchement aucune félicitation à faire à notre compagnie de téléphone; ou devrais-je dire, notre ex-compagnie de téléphone. Nous chercherons donc une carte SIM AT&T pour l’iPhone de Michel lorsque nous arriverons à Hampton.

Mill Creek, VA à l'aurore. Dix minutes plus tôt, le ciel était fuschia; mais la couette était trop confortable.

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