East Wye River

Nous avons trouvé le bout du monde! Le plan initial était de nous rendre à St-Michaels pour le weekend et de prendre le temps de visiter la ville et le musée maritime. Toutefois, les vents annoncés du nord-est à 30 nœuds dans la nuit de samedi à dimanche nous ont plutôt poussé à découvrir la East Wye River et ses criques bien protégées des vents du nord. Après avoir constaté que la baie où nous souhaitions nous abriter était occupée par des filets pour les palourdes, il y a toujours quelque chose que les cartes ne nous disent pas, nous avons poursuivi notre chemin pour aboutir à Dividing Creek. L’avantage des journées froides et maussades d’automne est que nous avons eu tout le weekend un magnifique bras de rivière à nous tous seuls! Michel vous dirait que ça ressemble étrangement aux Laurentides, je vous dirais que c’est sauvage et parfait pour attendre que le mauvais temps et les vents violents passent. Les bernaches, aussi en attente par centaine dans la baie voisine, ont confirmé notre décision. Le ciel en était noir dimanche soir lorsque la météo s’est améliorée. Le seul problème avec le bout du monde (nous faisons ici abstraction des énormes maisons qui bordent le cours d’eau principal au sud) c’est que notre téléphone Virgin en a profité pour se déclarer hors réseau et hors connexion Internet, fidèle à son habitude.
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Bennett Point Lighthouse, à l'embouchure de Wye River
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Dividing Creek, East Wye River (enfin du ciel bleu!)
Permettez-moi de vous faire rire un peu; de moi ou avec moi, vous choisirez. Mercredi en quittant la marina j’ai réalisé que les serviettes que je venais de laver étaient encore tachées, probablement par le sable rouge du stationnement. En arrivant à notre mouillage, Madame Blancheville se remet à l’ouvrage: je remplis un sceau d’eau, y ajoute du javellisant et y dépose les serviettes pour les faire tremper. Je suis une génie des tâches ménagères, dans quelques heures tout sera blanc et étincelant! Tout va donc pour le mieux jusqu’à ce que je réalise qu’à la maison, après le trempage il y a un cycle de lavage et qu’après le cycle de lavage, il y a un cycle d’essorage… Mais ici, clairement mon sceau n’est pas muni d’un agitateur et ce dernier n’a pas non plus un moteur à transmission directe qui essore le linge à 1400 tours/minute. Une vraie génie je vous dis… Et misère. Au final, les taches ne sont jamais parties, j’ai de peine et de misère « essoré », c’est très vite dit, à la main les serviettes et il m’aura fallu cinq jours pour les faire sécher alors qu’il pleuvait à l’horizontal dans le cockpit, vents forts obligent. J’avais aussi oublié que je n’avais de sécheuse à bord… C’est fou comme il y a des choses que l’on prend pour acquis et des réflexes qui ne se perdent pas. Premier point à la liste des requis pour le prochain bateau : laveuse.
Dimanche soir et quatrième jour de séchage; au moins il ne pleut plus.

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