Les surprises de M

Nous avons été surpris de découvrir, après quelques jours loin d’Internet, que le blog avait passé le cap des 10 000 visites! Nous suspectons que la mère de Michel possède une grande partie de ces visites à son actif ;) Entre temps, pour nos autres lecteurs, nous sommes heureux de pouvoir partager nos aventures avec vous et espérons que ce soit bientôt à votre tour de réaliser vos rêves.

Les dernies jours donc…

Michel a récupéré la voiture de location mardi matin en prévision d’une semaine de courses et de découvertes. Notre liste sur laquelle figurait déjà Washington, Alexandria et Mount Vernon promettait de s’allonger avec les nombreuses étapes requises pour la préparation de la coque et la peinture. Du temps pour visiter, nous allions en avoir! À peine sortie du stationnement, nous nous sentions déjà à la maison retrouvant notre Chipotle préféré (du fastfood mexicain organique et pas cher! Mium!), notre épicerie, notre West Marine, notre Fawcett, ... Bref, notre Annapolis!

Que de beaux projets. Seulement, depuis mardi, notre plus grande sortie a été un souper avec Going Knots à 5 km de la marina. Excellente compagnie et bien agréable soirée, mais c’est, pour l’instant, la seule chose à l’agenda que nous ayons réussi à cocher. Le reste du temps a été passé au bateau pour garder un œil sur les travaux, nous assurer de coordonner tout le monde et découvrir les dernières cachoteries que nous faisaient M. Ce sont donc, pour l’instant, de superbes vacances dans le stationnement de la marina à respirer poussière et effluves de solvant provenant de chez nos voisins.

Ainsi donc, après avoir été abandonnée par ses anciens propriétaires pendant une bonne année hors de l’eau, au profit d’un voilier plus grand, M semble avoir décidé de s’assurer qu’elle aurait toute l’attention qu’elle mérite maintenant que nous lui appartenons. C’est donc en vérifiant l’avancement de la mise à nue de la coque que nous nous sommes accrochés dans le safran qui, ma foi, bougeait considérablement plus qu’au printemps. Il y avait clairement un jeu dans les bagues (bushings) qui ne devait pas y être. Même l’employé qui sablait la coque l’avait remarqué… La réparation a rapidement été planifiée avec la marina, nous avons fait livrer les pièces durant la nuit et demain après-midi, après un petit tour dans les airs pour M, tout devrait être rentré dans l’ordre. Du moins, pour le safran. Un coup de chance en fait, car si les pièces n’avaient pas été disponibles en Caroline du Sud (Bénéteau USA), la prochaine disponibilité pour les mécaniciens allait au 16 octobre; les deux prochaines semaines étant entièrement dévouées et réservées depuis longtemps pour le Annapolis Boat Show.

M prête pour la peinture.; enfin presque.
Le safran est détaché, ne reste qu'à lever le bateau demain pour le libérer
La bague en bronze devrait être bien siégée à l'intérieur de la coque, pas dans les mains de Michel
Mais M ne se contente jamais d’une simple surprise; ainsi donc, nous avons remarqué lors de sa sortie de l’eau que les anodes, installées en mai, étaient sérieusement détériorées. Ce n’est définitivement pas normal pour un aussi cours laps de temps en eau douce. Nous avions pris un choc ou deux au printemps en remplaçant le cutlass bearing, mais avions attribué le tout à une borne dans la cours de la marina qui avait une mauvaise mise à la terre. Après tout, nous avions les pieds dans l’eau et étions branchés avec une extension domestique reliée au bateau par un adapteur. Notre théorie tenait tout à fait la route, jusqu’à cette semaine.

[Les anodes sacrificielles sont des pièces de métal, généralement avec une forte teneur en zinc, qui sont utilisées pour contrôler la corrosion galvanique, ou électrolytique, sur les pièces métalliques submergées. Ainsi, l’anode sera attaquée en premier permettant à l’hélice et à l’arbre du moteur, par exemple, de rester en bon état.]

Dans notre cas, M possède plusieurs systèmes qui sont protégés de la sorte dont les échangeurs de chaleurs pour le réfrigérateur et le congélateur. Comme ces échangeurs sont boulonnés au travers de la coque, nous ne pouvons absolument pas prendre le risque qu’ils corrodent. Vous voyez certainement comment ça pourrait se terminer? Michel en a donc acheté une vingtaine pour de l’entretien préventif en attendant que nous trouvions la fuite de courant, que nous cherchons toujours.

Puisqu’un isolateur galvanique est installé sur le circuit de 110V nous pensions qu’il n’était pas possible que nous puissions avoir ce type de problème. Mais ce matin, en testant un peu avec le multimètre, nous en sommes venus à la conclusion que notre fuite est en fait du côté du circuit 12V. Celui-là même que j’ai passé des heures, que dis-je des jours, à tripoter, schématiser et essayer de comprendre, en vain, au printemps. Trop d’installations, trop d’équipement et pas assez d’accès pour suivre tous les fils… Le bordel je vous dis. Nous avons donc réservé les services d’un professionnel pour le début de la semaine prochaine. Reste à voir s’il y comprendra quelque chose. Trouver la mise à la terre qui est mal connectée sera toute une épreuve. Entre temps, nous continuerons à cherche de notre côté.

Sur une meilleure note, nous avons finalement trouvé une clinique médicale pour recevoir notre deuxième dose de vaccin pour l’hépatite B (temps d’attente total, sans rendez-vous : 5 minutes. Ça donne le goût d’être malade ici tellement c’est efficace!), avons trouvé du sumac pour la fattouche (mission impossible sur la côte est jusqu’à aujourd’hui) et… extraordinaire réalisation; avons réussis à acheter du riz Basmati en quantité suffisante et à un prix normal! Merci Whole Foods!

Si je ne m’en étais pas encore plains, sachez que le riz Basmati indien, pakistanait, afghan, etc. est sur la liste noire des aliments à traverser aux douanes pour nous canadiens en route vers le sud et que les épiceries que nous avons visitées jusqu’à présent en demandait de 7$ à 9$ pour un tout petit sac de 900g. En terme pratique, le riz Basmati est cinq fois plus cher ici qu'à Montréal. Pour ce que j’en ai compris, il s’agit de représailles américaines face à un litige remontant à 1997 avec l’Inde et le Pakistan sur l’utilisation illégitime du nom Basmati pour du riz produit aux États-Unis. Dire que du riz est Basmati, c’est comme dire qu’un vin est du Champagne; même concept d’indication géographique. Malheureusement pour nous, le Bureau des Brevets Américains avait une vision différente de la chose et la chicane s’est installée. Avec nos réserves achetées à fort prix, et notre nouveau stock, nous devrions être autosuffisant jusqu’à notre arrivée aux Bahamas. En espérant qu’il n’y ait pas, là aussi, de barrières à l'importation.

Mission accomplie: Sumac et Riz Basmati

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